Analyse Pratique Professionnelle / Supervision

L’Analyse de la Pratique Professionnelle contribue à l’identité du médiateur familial.

Préambule sur l’origine (source Wikipédia) :
Michael Balint — de son vrai nom « Mihály Bergsmann » (le nom « Bálint », adopté en 1920-1921, fut plus tard anglicisé en « Balint ») — est un psychiatre et psychanalyste d’origine hongroise, né le 3 décembre 1896 à Budapest, et mort en Angleterre le 31 décembre 1970.
Il a été influencé par Sándor Ferenczi à Budapest, puis par Karl Abraham à Berlin, où il a exercé à l’Institut psychanalytique de Berlin et s’est lié avec Mélanie Klein.
Après son séjour à Berlin et son retour à Budapest, il reprend sa psychanalyse avec Ferenczi. Il y dirige la policlinique de psychothérapie.
En Grande-Bretagne, il est devenu l’un des plus importants parmi les membres du Middle Group anglais (avec Donald Winnicott). Il décède en Angleterre en 1970 d’une crise cardiaque.
C’est aux idées profondément originales de Michael Bálint, dans son exercice et sa pratique du travail psychanalytique, que l’on doit la création des « groupes Balint » : outils importants de supervision et de réflexion sur la relation médecin-malade – et, par extension, de régulation chez tous les professionnels de santé et professionnels de la relation. Les groupes Balint ont été à l’origine du courant des groupes d’analyse des pratiques que l’on trouve aujourd’hui dans le monde de la santé, de l’éducation, du travail social et de la formation des adultes.

EN QUOI CONSISTE l’ANALYSE DE LA PRATIQUE PROFESSIONNELLE ?

Dans le protocole d’Analyse des Pratiques Professionnelles que nous essayons de pratiquer, protocole dit « Balint enseignant » ou « Soutien au Soutien », il y a trois temps principaux dans la démarche :

1/ LE TEMPS DE LA NARRATION, c’est le temps de l’exaspération au sens de l’irritation. Le dire de la défaite narcissique et professionnelle.

2/ LE TEMPS DE L’INTELLIGIBILITÉ, c’est le temps des résonances et des hypothèses sur la « défaite » qui fait objet dans le premier temps avec un détour sur la démarche conceptuelle et un travail sur l’intelligibilité : les codes, les processus, les concepts, les sens…

3/ LE TEMPS DU MODIFIABLE, c’est le temps de la recherche, des possibles et des pistes de solutions.

POURQUOI L’ANALYSE DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES ?

Parce-que tout simplement, l’analyse des pratiques professionnelles est un travail sur le « ratage » de la praxis (la praxis c’est la qualité d’une action, c’est l’inflexion ou l’orientation de l’activité elle-même : vivre est une praxis. Ce qui en fait la valeur c’est l’orientation interne du vivre : la qualité de la vie). Nous sommes donc, avec la praxis, dans le champ de l’éthique et c’est une relance de l’action, une réorganisation.

L’analyse des pratiques professionnelles aujourd’hui doit contribuer, par ailleurs, à une résistance impérative. Il nous faut être sensible à l’idéal machinique tout entier structuré autour d’un phantasme ou d’un délire de l’efficacité. Par exemple, concernant la médiation familiale, le modèle managérial aujourd’hui de l’institution (CAF, Services subventionnés, Prestation de service, magistrats,…) peut fragiliser le concept même de médiation qui risque d’être formaté, sous tension, sous contrôle d’un modèle social sans marge, sans créativité. Et si nous n’arrivons pas à échapper à la fabrication de la performance, de l’évaluation constante, d’une méthode liée uniquement aux résultats, (voir l’enquête CNAF en préparation), nous pouvons, par nous-mêmes, tisser des gestes professionnels, fédérer une pratique professionnelle en exigeant une marge de manoeuvre modifiable, personnalisable, où la créativité retrouve toute sa vertu.

Enfin l’analyse des pratiques professionnelles permet de se forger une identité professionnelle afin de rater mieux, de rater encore mieux, de toujours rater mieux dans l’esprit des métiers impossibles dont fait sans doute partie la médiation familiale avec le soin, le travail social, l’éducation, le politique (Freud, Arendt, Castoriadis).

L’analyse des pratiques professionnelles ouvre la réflexion (la poiésis) et permet de repenser l’action (la praxis).

Dans ces métiers nous serions des professionnels « serviteurs inutiles mais nécessaires ».

LA SUPERVISION

Concernant les personnes qui offrent leurs prestations d’analyseur(e) de pratique professionnelle et superviseur(e) pour AMORIFE International, dont certain(e)s ont été formé(e)s et diplômé(e)s par l’ETSUP (Ecole Supérieure de Travail Social) de Montsouris à PARIS 75014, (cf lien en bas de page),  il convient de différencier les deux approches :
L’analyse de pratique professionnelle se passe en groupe, elle est déclinée ci-dessus.
La Supervision Professionnelle est une démarche individuelle qui permet de réfléchir et travailler essentiellement sur les résonances personnelles liées aux pratiques professionnelles et les incidences sur l’activité même ou la profession de la personne.
Ce n’est pas un espace thérapeutique, de soin ou d’analyse transactionnelle, il s’agit d’un accompagnement personnalisé et individuel en rapport exclusif avec l’activité, professionnelle ou non. La personne se trouve ainsi dans un espace privilégié et confidentiel où la confiance et la sécurité sont garanties. La parole peut être libérée sans risque vis à vis de collègues ou de la hiérarchie et la totalité des résonances peut être abordée sans tabou. Dans certaines situations une orientation pourra être proposée pour un travail thérapeutique ou de soin quelconque en parallèle ou en remplacement de la supervision.

Avec l’accompagnement en supervision professionnelle un travail de coaching professionnel est possible. Toute demande de supervision est soumise à un entretien préalable entre la personne et son (sa) superviseur(e) qui aboutira à un contrat ou une convention d’accompagnement entre les personnes. Cet entretien préalable est payant.

AUTEURS CITÉS :

Hannah Arendt, née Johanna Arendt, à Hanovre (14 octobre 1906 – 4 décembre 1975), est une philosophe allemande naturalisée américaine, connue pour ses travaux sur l’activité politique, le totalitarisme et la modernité.
Elle ne se désignait pas elle-même comme « philosophe », mais plutôt d’après sa profession : professeur de théorie politique. Son refus de la philosophie est notamment évoqué dans Condition de l’homme moderne où elle considère que « la majeure partie de la philosophie politique depuis Platon s’interpréterait aisément comme une série d’essais en vue de découvrir les fondements théoriques et les moyens pratiques d’une évasion définitive de la politique. »
Ses ouvrages sur le phénomène totalitaire sont étudiés dans le monde entier et sa pensée politique et philosophique occupe une place importante dans la réflexion contemporaine. Ses livres les plus célèbres sont Les Origines du totalitarisme (1951), Condition de l’homme moderne (1958) et La Crise de la culture (1961). Son livre Eichmann à Jérusalem, publié suite au procès d’Eichmann en 1961, a suscité controverses et polémiques.

Cornelius Castoriadis (Κορνήλιος Καστοριάδης) (11 mars 1922 à Constantinople – 26 décembre 1997 à Paris) est un philosophe, économiste et psychanalyste français d’origine grecque. En 1949, il fonde avec Claude Lefort le groupe Socialisme ou barbarie, d’où sort la revue du même nom et qui est dissous au printemps 1967. Auteur du livre L’institution imaginaire de la société (1975) et des Carrefours du labyrinthe (6 tomes), il consacra une grande part de sa réflexion à la notion d’autonomie, dont il proposa une conceptualisation particulière et qu’il défendit au travers la réélaboration d’un « projet d’autonomie ». Ce dernier constitue un projet de société visant l’autonomie individuelle et collective, soit une démocratie « radicale », qu’il opposait à l’hétéronomie selon lui constitutive des sociétés religieuses et traditionnelles, des régimes capitalistes et encore du régime communiste de l’URSS (qu’il considérait comme un capitalisme centralisé ou capitalisme d’État). Son œuvre témoigne de la variété des champs disciplinaires auxquels il s’intéressa, tel l’épistémologie, l’anthropologie, la politique, l’économie, l’histoire, ou encore la psychanalyse.

Sigmund Freud, né Sigismund Schlomo Freud le 6 mai 1856 à Freiberg, Moravie (Autriche, aujourd’hui Příbor, en République tchèque), et mort le 23 septembre 1939 à Londres (Royaume-Uni), est un médecin neurologue autrichien, pionnier de la psychanalyse.
Médecin viennois, athée d’appartenance juive, Freud fait la rencontre de plusieurs personnalités importantes pour le développement de la psychanalyse, dont il est le principal théoricien. Son amitié avec Wilhelm Fliess, sa collaboration avec Joseph Breuer, l’influence de Jean-Martin Charcot et des théories sur l’hypnose de l’École de la Salpêtrière vont le conduire peu à peu à repenser les processus et instances psychiques, et en premier lieu les concepts d’inconscient, de rêve et de névrose, le tout se traduisant en une technique de thérapie, la cure psychanalytique.
Freud regroupe une génération de psychothérapeutes, qui, peu à peu, élaborent la psychanalyse, d’abord en Autriche, en Suisse, à Berlin, puis à Paris, Londres et aux États-Unis. En dépit des scissions internes et des critiques émanant de certains psychiatres, notamment, et malgré les années de guerre, la psychanalyse s’installe comme une nouvelle discipline des sciences humaines dès 1920. Freud, menacé par le régime nazi, quitte alors Vienne pour s’exiler à Londres, où il meurt en 1939.
La « psycho-analyse », dont le terme apparaît en 1896, repose sur plusieurs hypothèses et concepts élaborés ou repris par Freud. D’abord, l’hypothèse de l’inconscient approfondit la représentation du psychisme. La technique de la cure, dès 1898 et d’abord sous la forme de la méthode cathartique, avec Joseph Breuer, puis le développement de la cure type, est le principal apport de la psychanalyse. Des concepts, comme ceux de refoulement, de censure, de narcissisme, de moi et d’idéal du moi, ou davantage métapsychologiques comme les pulsions, la première topique et la seconde topique, le complexe d’Œdipe ou le complexe de castration, entre autres, vont, peu à peu, développer et complexifier la théorie psychanalytique, à la fois « science de l’inconscient », selon Paul-Laurent Assoun et savoir sur les processus psychiques et thérapeutiques.
Le sociologue Norbert Elias, tout en se distanciant du mouvement des psychanalystes, reconnaît l’avancée de Freud, qui propose, selon lui, « le modèle le plus clair et le plus avancé de la personne humaine ». Le philosophe Paul Ricœur le situe aux côtés de Karl Marx et de Friedrich Nietzsche comme étant l’un des trois grands « maîtres du soupçon », de ceux qui ont induit le doute dans la conception philosophique classique du sujet.

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LA TARIFICATION SE FAIT SUR DEVIS OU ENTENTE PRÉALABLE EN FONCTION DE LA DEMANDE, DU GROUPE, DE LA PRISE EN CHARGE ; LA SUPERVISION SE PAIE PAR AVANCE D’UNE SÉANCE SUR L’AUTRE. SÉANCES DE 45 MINUTES À DEUX HEURES MAXIMUM.
L’ANALYSE DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES NE PEUT ÊTRE INFÉRIEURE À TROIS HEURES POUR UN DÉLAI D’UN MOIS OU PLUS, LE NOMBRE ET LA DURÉE DES SÉANCES ÉTANT DÉFINIS ENTRE LE GROUPE DEMANDEUR ET L’ACCOMPAGNATEUR (TRICE).
ÉTUDES PERSONNALISÉES ET DEVIS SUR DEMANDE.

Vous voulez être formé(e)s au métier d’analyseur des pratiques professionnelles ou de la supervision ? Voici la référence :

http://www.etsup.com/IMG/pdf/plaquette_SUP-APP_2012.pdf

l’ETSUP, à Montsouris, Paris 14è.

Petite explication de la psychanalyse :

Extrait du livre de Dominique Bourdin