AMORIFE INTERNATIONAL signifie :
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Au niveau départemental, régional, national et international grâce à des liens très étroits avec des professionnels de qualité, diplômés et reconnus, sur l’ensemble du territoire national et dans de nombreux pays.
L’Association est adhérente de la FENAMEF (Fédération Nationale de la Médiation et des Espaces Familiaux), ses Médiateurs Familiaux sont adhérents de l’APMF (Association Pour la Médiation Familiale), le Président, la Vice-Présidente et le Directeur sont membres de l’AIFI (Association Internationale Francophone des Intervenants auprès des familles séparées) dont notre Président en a été longtemps le représentant pour la France, le Directeur est Président du FORUM EUROPÉEN (Organisme de Recherche et de Formation en Médiation Familiale en relation avec les accords de Bologna (Bologne)), élu à l’unanimité à Milano en avril 2011. Nous sommes référents en Médiation Familiale pour le DEMF (Diplôme d’État de Médiateur Familial), responsables de la formation au DEMFI (Diplôme Européen en Médiation Familiale Internationale) pour l’IRTS (Institut Régional du Travail Social) de Franche-Comté.
LES MONTGOLFIÈRES ont été choisies pour plusieurs raisons : 2010 a été l’année du Championnat du Monde des Dirigeables, avec les Montgolfiades, à l’aéroport régional de DOLE-TAVAUX. Régulièrement des Montgolfières partent de Dole ou des environs.
Dole est la Capitale de l’Ancienne Comté où se tenait un Parlement démocratique qui promulguait les lois en tenant une assemblée avec la population. Vous trouverez, au bas de cette page l’histoire de la Franche-Comté et des Ducs-Comtes de Bourgogne avec des anecdotes oubliées par les livres d’histoire de France…
La région est le berceau de l’Utopiste Charles FOURIER qui inventa les Phalanstères, sorte de cités idéales qui servirent de modèle à travers le monde.
Puis, non loin d’ici, la naissance de Gustave Courbet, contemporain du positivisme et du matérialisme dont il partage, de la monarchie de Juillet à la IIIe République, le refus des traditions défaillantes et l’exigence d’objectivité, lié par l’esprit et par le cœur au mouvement démocratique de son temps.
Une Montgolfière représente l’ensemble de ces paradoxes : l’utopie de la liberté, d’un lieu à part où tout le monde a sa place dans une égalité de fait. La prouesse technique pour décoller, atterrir sans encombre et les éléments météorologiques qui vont modifier les trajectoires, les projets de routes, les points de choix… La Médiation Familiale se passe comme un voyage en montgolfière : le Médiateur Familial compétent, diplômé, connaît la technique pour accompagner les personnes tout au long du processus de médiation mais il ne sait jamais quel temps il fera ni ce qui va se passer. Il devient le garant d’un espace confidentiel pour la sérénité de chacun et pour permettre aux personnes de choisir elles-mêmes leurs destinées. Après le décollage, si le but du voyage en médiation est clairement énoncé, l’arrivée peut être surprenante, l’avancée tout au long du processus emplie d’imprévus, le parcours semé de difficultés, de joies, de souffrances et d’espoirs…
C’est tout l’Art (révolutionnaire selon certains, utopique pour d’autres) de la Médiation Familiale dont la philosophie est basée sur l’universalisme dans la tolérance des différences en accord avec la Loi et la laïcité. Et le Médiateur Familial devient l’accompagnateur des utopies et des réalités de chemins de vie qui se croisent dans des situations complexes ou avec une communication conflictuelle. Après ce voyage, toujours unique, les personnes auront avancé dans leurs choix, leurs décisions, parfois avec des moments d’amertume, souvent dans l’expression délicate de la souffrance et quasiment toujours dans l’intérêt de chacun, adulte et enfant, homme et femme, jeune et vieux, … Ce parcours en Montgolfière est un baptême d’ « empowerment » ou de capacitation à chaque fois renouvelé pour reprendre confiance en l’avenir et reprendre confiance en soi.
AMORIFE INTERNATIONAL fournit le lieu, le matériel et un guide expérimenté : le médiateur, mais c’est VOUS qui faites la pluie et le beau temps, le soleil et les averses, dans une atmosphère de lucidité, de compréhension, d’échange, de respect mutuel pour la construction, la déconstruction ou la reconstruction d’un lien quelconque dans l’intérêt de chacun et d’un ou des enfant(s).
Est-ce donc une utopie de croire qu’une méthode alternative de résolution des conflits peut vous aider à trouver par vous-mêmes votre propre solution ? Que la Non-Violence peut être une réponse à la Crise ? C’est le pari que nous lançons et, même quand la météo est mauvaise, il y a toujours des éclaircies ou une accalmie à un moment donné mais NOUS NE POURRONS RIEN POUR VOUS SANS VOUS !
À bientôt, dans un espace que vous vous approprierez et dont nous serons garant du cadre au regard de la Loi et au regard du contrat passé ensemble pour une confiance réciproque, une équité entre les personnes, une transparence totale de la communication dans le respect et la confidentialité des échanges.
Merci de nous visiter ! Bon voyage ! Nous restons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire, toute remarque ou suggestion : notre page « CONTACT » est pour VOUS !
Votre équipe dévouée,
AMORIFE INTERNATIONAL
L’UTOPIE
Alors que les écrivains utopistes s’attachent à décrire minutieusement le cadre urbain de leurs sociétés idéales, qui mieux que les architectes pourront inventer, et quelquefois construire, la ville idéale ? La fin du XVIIIe siècle verra ainsi l’avènement de l’architecture symbolique et visionnaire des Ledoux, Boullée, Lequeu.
Une des constructions phares à cette époque est celle de la Saline Royale d’Arc-et-Senans de Claude Nicolas Ledoux (érigée en 1774) qui forme un demi-cercle rigoureux à l’orée de la forêt de Chaux, en suivant la route des colonnes depuis Dole. L’architecte reprend à son compte l’idée de l’isolement bienfaiteur, loin de la ville tentatrice, et s’appuie sur les idées progressistes du Siècle des Lumières, visant par une nouvelle organisation du travail et du système productif à modeler le comportement social. Claude Nicolas Ledoux revient ensuite sur son projet architectural qui formera l’épicentre d’une cité idéale : la Ville de Chaux, projet qui ne sera jamais réalisé, referme le cercle inachevé de la Saline et devient l’archétype de la ville utopique. Autour de la circonférence du centre de production du sel devenu ici le centre urbain, s’implantent différents bâtiments à l’architecture symbolique : le marché, le cimetière sphérique, la forge à canons, l’hôpital (« pour épurer l’ordre social par l’attrait de la bienfaisance »), mais aussi les maisons aux formes allégoriques, tendant à la naïveté, des différents corps de métiers, les artistes, les gardes, les bûcherons, les charbonniers, et plusieurs bâtiments moralisants comme le « Temple de mémoire », la « Maison d’union », le « Temple de la conciliation » ou « Pacifère », la « Maison des plaisirs » dans laquelle « l’étalage du vice devrait amener aux biens les dévoyés »… Ces édifices qui resteront théoriques (Ledoux sera emprisonné sous la Terreur et ne construira plus) évoquent ceux du Palais municipal (1792), du Cénotaphe de Newton et de l’Amphithéâtre pour trois cent mille spectateurs imaginés par Etienne Louis Boullée, du projet de Prytanée (1791) de Legrand et Molinos sur les ruines de la prison de la Bastille (temple qui se veut le symbole de l’éducation civique et morale du peuple), le projet d’étable en forme de vache gigantesque (la forme symbolise la fonction) ou le « Monument destiné à l’exercice de la souveraineté du peuple en assemblées primaires » de Jean-Jacques Lequeu, amphithéâtre qui, combinant le demi-cercle et le triangle, exprime par son architecture les valeurs morales et politiques de la société.
Comme nous le montre son étymologie, une utopie se développe dans un lieu qui n’existe pas, qui est imaginaire, à l’écart du reste du monde. Par exemple dans Candide (1759), Candide et Cacambo arrivent par hasard au pays d’Eldorado, et savent qu’ils ne retrouveront jamais le chemin pour y retourner. C’est ce caractère imaginaire qui caractérise toutes les utopies. La société utopique est une société parfaite en tout point de vue. Le régime politique est un régime idéal, qui gouverne parfaitement les hommes. Les hommes vivent en harmonie, dans un monde équitable où règnent la paix et l’ordre. Le travail est un plaisir. D’ailleurs il n’y a pas de sous métiers, puisque chacun a son importance. La richesse est accessible à tous, elle perd son caractère de puissance et devient presque banale. Dans Candide, on désigne l’argent comme « ces cailloux et ce sable ». Les villes utopiques sont conçues de manière organisée, selon des proportions harmonieuses. Les rues sont coupées en angle droit, ce qui donne une impression d’ordre ; et se rejoignent en une place qui concentre les manifestations de la vie sociale de la cité. Elles ont un aspect similaire, d’ailleurs les maisons sont le plus souvent identiques. Ces villes sont également fortifiées, elles sont en quelques sortes protégées de l’extérieur. On a l’impression d’un « cercle magique », de protection. D’ailleurs, le cercle (figure considérée comme géométriquement parfaite) est beaucoup utilisée dans la construction architecturale de ces villes, et renvoie à nouveau à l’harmonie de la cité.
Quant à Gustave Courbet, dont il est question aussi ici, il a apporté une contribution décisive au réalisme pictural des années 1850 sans que son œuvre se réduise à cet épisode capital. Il est passé dans la légende comme un personnage brutal et arrogant, dont les outrances entretinrent la chronique scandaleuse, mais sa correspondance révèle des traits plus subtils et sa peinture ne reflète nullement une nature aussi fruste.
Son hostilité déclarée à l’idéalisme, qui lui valut d’être qualifié par Baudelaire de «massacreur de facultés», concerne l’académisme pseudo-classique et les «défroques romantiques» (comme il dit), qui survivent dans l’art de son temps et dont il entend le purger : elle n’exclut ni la poésie, ni la culture. «J’ai étudié, en dehors de tout système et sans parti pris, l’art des anciens et l’art des modernes» et «puisé dans l’entière connaissance de la tradition le sentiment raisonné et indépendant de ma propre individualité». Cette déclaration radicale et pourtant mesurée définit clairement le programme qu’il s’est fixé. Programme de lucidité, de sincérité, impliquant l’examen critique mais non le rejet systématique d’une «tradition» mal comprise par ses prétendus héritiers. Programme de retour à des évidences simples et fortes, reposant sur l’expérience, le bon sens, les grands sentiments plus que les grands principes. Programme de peintre et de poète, où la pratique du métier l’emporte sur les théories, et où l’image ne se borne jamais à la transcription d’un message, même quand apparaît une certaine intention didactique. Cette démarche est comparable à celle d’un Caravage, d’un Géricault ou, bientôt, d’un Manet. Comme eux, Courbet passa pour révolutionnaire parce que son art tranchait par sa rigueur sur les artifices et les compromis de ses contemporains.
HISTOIRE DE LA FRANCHE-COMTÉ ET DES DUCS-COMTES DE BOURGOGNE
Vous pouvez parcourir en peinture la résistance et la prise de la Capitale de l’ancienne Comté :
(tenture au Musée du Louvre, allée Richelieu, 1er étage section 8 et tableaux de Adam Frans Van Der meulen : Siège de Dole, Prise de Dole aux Musées des Beaux-Arts de Dole, de Versailles et du Louvre)
La Franche-Comté était un pays formé dont la partie montagneuse, le Jura, les plaines du Doubs et celle de la Haute Saône, étaient des parties complémentaires, il jouissait à l’époque préindustrielle, d’une autonomie naturelle. Au temps de la Gaule, il formait déjà une unité humaine qui était celle de la nation Séquane.
Louis Gollut fut le héraut de la nationalité comtoise, son doctrinaire si l’on peut dire. Il composa, vers 1580, un énorme ouvrage, pour démontrer que les Séquanes, qui peuplaient son pays avant la conquête romaine, n’avaient rien de commun avec les Gaulois, dont la descendance avait donné les Français. Les Burgondes qui l’avaient occupé par la suite étaient aussi en tout point distinct des Francs, qui avaient donné leur nom à la nation voisine. Il donne ses preuves à l’appui. Les héros antiques dénommés Congolitan, Anacroeste ou Comontoyres, sont différents des chefs gaulois, de même que la Bourgogne fut gouverné par les successeurs de Gundesol ou Gundioch et non par ceux de Faramond, l’ancêtre de Clovis.
Paris contrairement à une idée que les Français se font de son prestige universel, ne manquait en rien, culturellement à la nation franc-comtoise. Elle fournit à l’Europe plusieurs de ses plus hauts esprits. Parmi eux, dans les arts une pléiade d’architectes et d’artistes, tel le génial Hughes Sabin. Dans les lettres, elle a ses propres créateurs, tels le dramaturge Pierre Mathieu, ou ses remarquables érudits, tels Johannès Metellus, dont la collection de manuscrits anciens est une des plus précieuses de l’Escurial. Jean Boyvin, ce pic de la Mirandole bourguignon, mort en 1650, ancien président du parlement de Dole, était aussi célèbre par son honnêteté que par l’universalité de sa culture. Il était écrivain, juriste et architecte de talent. Ses œuvres révèlent une forte influence italienne et espagnole. Il avait pour le système de gouvernement que représentait le royaume de France, une haine inextinguible, faite d’un mélange de réprobation, de rancune de mépris et d’aversion naturelle. De lui est la phrase : ‘La Franche-Comté de Bourgogne n’a rien de commun avec la France que le langage.’
En 1032, le roi de Bourgogne ne laisse aucune descendance. Léguée au Saint Empire, le Comté rejoint l’actuel Pays de Montbéliard dans la mouvance germanique. Conséquence des jeux de succession et de pouvoir, sa plus importante cité, Besançon, est séparée du reste du pays et passe sous dépendance directe de l’Empereur. Malgré tout, relevant de la suzeraineté d’un empereur lointain, le Comté conserve son autonomie.
Le comte de Bourgogne doit toutefois compter avec les seigneurs locaux. Lointain héritage de la loi Gombette, ces derniers se transmettent de père en fils terres et châteaux accrochés aux massifs et aux pentes des profondes vallées du pays.
Après la mort de Barberousse en 1190, alors comte et roi de Bourgogne, son fils décide de renoncer au titre de roi pour prendre celui de comte palatin de Bourgogne, menaçant de cette façon l’autorité des barons comtois. Ceux-ci réagissent et obtiennent du comte les fiançailles de sa fille au fils de Jean de Chalon – la plus prestigieuse lignée du pays. Ces Chalons, à force de judicieux compromis à l’image de ces fiançailles, rassembleront une grande partie des terres jurassiennes et finalement, détiendront le pouvoir réel du Comté durant tout le XIIIe siècle.
En 1295, l’idée vient à Othon IV, comte de Bourgogne ruiné, de vendre le pays à la France. Cela n’est bien sûr pas du goût des barons comtois qui – menés par un Chalon, encore – prennent les armes et se dressent ouvertement en face des troupes françaises. L’habileté du roi de France réussit à ramener le pays au calme, le Comté de Bourgogne passe cette fois sous influence française bien que relevant toujours de la suzeraineté germanique.
Par mariage en 1330, le Duché et le Comté de Bourgogne vont se retrouver unies durant près de deux siècles. L’union est d’abord difficile : les barons comtois – menés par un Chalon – se révoltent contre le duc de Bourgogne, et le vaincront même, grâce à l’argent anglais. Mais, en 1382, un nouveau mariage réunit finalement les deux Bourgognes dans une même ambition : édifier un véritable Etat au cœur de l’Europe occidentale, une nouvelle Lotharingie, indépendante et dominant ses deux puissants voisins: le Royaume de France et le Saint Empire. Les Comtois vont alors embrasser ce destin, cet idéal bourguignon qui deviendra l’une des composantes du nationalisme franc-comtois.
Sous l’impulsion des ducs-comtes, la Comté va se doter d’institutions solides. Le Parlement de Dole, entre autres, est créé en 1386. La violence reparaît : des mercenaires désœuvrés pillent le pays avant d’être chassés par d’autres qui les imitent. Puis les Français et les Suisses, d’un commun accord, envahissent la Comté et ces derniers causent même deux cuisantes défaites au duc-comte Charles le Téméraire. Finalement, tandis qu’un traité est signé avec la France et que les Comtois s’efforcent sans succès de repousser les Suisses de leur province, Charles le Téméraire meurt sous les murs de Nancy. Le Duché est rattaché à la France, et le rêve des Grands Ducs d’Occident s’évanouit.
Symbole bourguignon, la Croix de Bourgogne autrefois arborée de part et d’autre de la Saône disparaît du Duché, mais continue de flotter en Comté.
Aussi dite « croix de Bourgogne », la croix de Saint-André fait partie de l’héritage bourguignon légué à la Franche-Comté après la chute des ducs-comtes de Bourgogne. Lorsque les guerres du XVIIe siècle opposent la France et la Comté (alors dernière terre bourguignonne), cet emblème anti-français est fréquemment arboré par les patriotes comtois. Mieux, son utilisation est même courante dans un cadre plus officiel et il n’est pas rare de la rencontrer, seule ou aux côtés du lion d’Othon, sur le sceau du Parlement de Dole par exemple.
Les occupants suisses de la Franche-Comté sont vite remplacés par les armées du roi de France Louis XI. Suivis par le peuple, les nobles comtois se soulèvent : les troupes royales sont contraintes de repasser la Saône. En 1477, la comtesse Marie de Bourgogne épouse le fils de l’empereur germanique, Maximilien de Habsbourg ; l’autorité sur la Comté redevient germanique.
Furieux, Louis XI repasse à l’attaque. Il incendie Dole et massacre ses habitants, pourtant héroïques. D’autres villes comtoises subissent le même sort et près de cent châteaux sont rasés. En 1482, le Traité d’Arras donne une Comté vaincue à la France qui, contre toute attente, l’abandonne peu après, au Traité de Senlis de 1493. En effet, le roi de France préfère pour l’instant assujettir la Bretagne. De fait, les troupes royales sont chassées du sol comtois, par les milices de Salins et d’Arbois notamment.
Après les massacres français, la Franche-Comté retourne de bon gré sous domination impériale. Lorsque le fils de Maximilien, Philippe le Beau, traverse Dole, celui-ci sera acclamé par une foule en grand nombre criant tous ensemble “Vive Bourgogne”.
Des princes de sang royal sont délégués pour régenter la province, qui en sortira renforcée. Les fortifications sont consolidées ; Joux est reprise aux Suisses. La neutralité de la Comté est assurée en signant d’une part, une Ligue Héréditaire (en 1511) avec ces mêmes Suisses promettant une aide réciproque en cas de conflit, d’autre part un traité de neutralité renouvelable avec le Royaume de France (en 1522).
Tandis que comtesses et comtes de Bourgogne résident aux Pays Bas, le pouvoir est délégué à un gouverneur comtois au Parlement de Dole. Ce dernier a maintenant le pouvoir de statuer sur toutes les questions, qu’elles soient politiques, économiques ou militaires. Bref, la Franche-Comté recouvre son autonomie à laquelle elle est tant attachée.
Avec l’avènement de Charles Quint, cet empereur et roi d’Espagne profondément attaché à la province et à son peuple, le plus antique patrimoine de la maison de Bourgogne accède à ses années les plus glorieuses. Cette période fut longtemps considérée comme l’Age d’Or de la nation comtoise.
Ainsi, Charles Quint fait appel à de nombreux Comtois, dans l’art des armes et du verbe. L’un de ces diplomates talentueux, Nicolas Perrenot de Granvelle, accède même à la tache suprême de premier conseiller. La noblesse est honorée elle aussi, appelée à guerroyer à l’étranger et se couvre même de gloire en capturant le roi de France François Ier à Pavie. Les chevaliers bourguignons font partie intégrante de l’élite de l’armée impériale et sont appelés à préserver les intérêts de l’Espagne aux quatre coins de l’Europe. Durant ces années relativement calmes, la Franche-Comté se conforte et prospère, et ne doit à l’Empire qu’un don gratuit, fixé par le Parlement. Son sort est donc bien différent des provinces françaises voisines, écrasées par les charges destinées à financer les ambitions belliqueuses des rois de France.
A la fin de son règne en 1556, Charles Quint saluera l’attachement et la fidélité des Comtois envers l’Espagne. Les prochaines guerres entre France et Comté ne feront que confirmer ces qualités.
En 1595, le “bon roi Henri IV” déclare la guerre à l’Espagne. Le traité de neutralité l’empêche d’attaquer ouvertement la Comté ? Qu’importe, il charge sous le couvert du secret, les mercenaires d’Haussonville et Tremblecourt d’envahir le pays. Les campagnes sont ravagées mais la plupart des villes résistent : Dole, Gray, Salins, Poligny, Arbois, Besançon tiennent bon. Les cantons suisses, malgré les termes définis par la Ligue Héréditaire, n’interviennent pas, du moins militairement.
L’Espagne décide finalement de secourir la province, avec succès. Henri IV contre attaque et rompt le traité de neutralité. Les cités comtoises les plus faibles tombent, les unes après les autres. Malgré une résistance héroïque, Arbois est pillée, Dole résiste. Finalement, l’arrivée des renforts espagnols force les troupes royales à repasser la Saône. Le Traité de Vervins signé en 1598, met fin au conflit entre la France et l’Espagne, renouvelant le traité de neutralité. Mais pour Richelieu, cela n’est que pure forme.
Par excès de candeur, la Franche-Comté recueille deux ennemis du roi de France ; aussitôt Richelieu estime que le traité est rompu. Le prétexte est inespéré ; déjà, les troupes se massent sur les rives de la Saône et se préparent à une conquête rapide. En 1636, Richelieu décide d’attaquer le symbole, l’âme de la Franche-Comté : Dole, la capitale et le siège du Parlement.
« Il faut prendre cette place, de là dépendent la loi et les prophètes… Les ennemis même ne font pas difficulté de dire que la prise de Dole est la prise de tout le pays. »
Toutefois, ce pays était prêt à résister et à demeurer fidèle à l’Espagne et surtout à son autonomie. Le Prince de Condé mène les troupes royales. Appuyés par l’ardeur de la population doloise, le courage et la ténacité des 4 000 défenseurs de la place répondent au surnombre des 15 000 soldats de l’armée française. Tous les assauts sont repoussés, semaine après semaine. La lenteur des opérations déconcerte Richelieu qui ne se l’explique pas et s’impatiente. Des ingénieurs sont appelés de France pour faire tomber la cité déjà frappée durement par la peste : ceux-ci creusent des mines sous les fondations des murailles pour les faire s’effondrer. Le 13 août, c’est la dernière chance française : les armées comtoise et impériale se sont rejointes dans le Duché et menacent toute retraite. Le creusement des mines est inefficace. Les troupes françaises se replient sous l’avancée de l’armée de secours. Le 15 août 1636, la Franche-Comté remporte la victoire la plus glorieuse de son histoire : Dole est libérée après un siège de 3 mois. Malheureusement, ce triomphe augure aussi ses heures les plus sombres.
Commence alors la guerre de dix ans entre France et Comté, de 1636 à 1644.
Engagés par la France, des mercenaires envahissent la Comté par tous les côtés. Seuls Dole, Gray, Salins et Besançon peuvent résister. Les pillages, les incendies, les massacres se multiplient. Mesure infamante, les blés sont coupés en herbe ; les fautifs capturés sont renvoyés en France la main droite tranchée. Enfin, les partisans – dont Lacuzon, le symbole de la résistance – s’organisent et sillonnent la Comté pour purement et simplement chasser le Français.
Après une dernière invasion française en 1644, le traité de neutralité est reconnu violé par Mazarin. Des négociations s’ouvrent et aboutissent au Traité de Westphalie en 1648 puis à la paix des Pyrénées en 1659, confirmant la souveraineté de l’Espagne sur la province. C’est une Franche-Comté libre mais exsangue qui ressort du conflit : plus de 200 000 personnes – près de la moitié de la population – ont péri durant cette guerre aux allures de génocide, curieusement oubliée par les livres d’histoire français.
Lacuzon est un personnage controversé de l’histoire de la Franche-Comté, authentique héros de l’indépendance franc-comtoise pour les uns, soudard opportuniste pour les autres.
Claude Prost (son véritable nom) est né à Longchaumois vers 1607 et mort en exil dans le Milanais en 1681. Il est surnommé La Cuzon – ce qui signifie « le souci » – à cause de son humeur taciturne et vigilante.
Commerçant, il prend les armes lors de l’invasion de la Franche Comté en 1636 par les Français. Alors que l’armée régulière franc-comtoise est dépassée, Lacuzon réussit le coup de force de se constituer une troupe de partisans capables de lutter contre les mercenaires de Bernard de Saxe-Weimar engagés par les Français.
Il lutte d’abord dans le Bugey, puis multiplie les coups de main en Bresse. Installé au château de Montaigu dont il a relevé les fortifications, il s’empare en 1641 de la forteresse de Saint-Laurent-la-Roche et pousse ses actions jusque sur le territoire français, notamment à Louhans. Les traités de Westphalie en 1648 mettant fin à la guerre de Trente Ans en confirmant l’appartenance de la Franche-Comté à l’Espagne, Lacuzon interrompt son activité militaire.
Lorsque Louis XIV entre en Franche-Comté en 1668, le vieux partisan reprend les armes mais la résistance comtoise s’essouffle rapidement. Le pays tombe en deux semaines mais sera malgré tout rendu à l’Espagne. En 1674 après la seconde conquête française, Lacuzon, « le héros de l’indépendance », refuse l’annexion française: il s’exile et gagne le Milanais, possession espagnole. Il meurt à Milan le 21 décembre 1681, entouré de ses camarades d’exil.
Il reste pour les Comtois le symbole de l’esprit d’indépendance et de révolte. De nos jours, de nombreuses rues et places portent son nom dans les villes et villages comtois, à Dole par exemple.
Les populations comtoises n’ont d’autre choix que de fuir ou se réfugier dans les nombreuses grottes du massif jurassien et d’abandonner les cultures, entraînant la famine bientôt secondée par la peste. C’est alors que le cannibalisme, ultime horreur, entre dans une Franche-Comté repoussée dans ses derniers retranchements.
En 1668, c’est une nation naïve et mal organisée, encore traumatisée de la saignée de la Guerre de Dix Ans qui doit faire face aux troupes françaises de Louis XIV violant de nouveau le traité de neutralité. Quinze jours seulement suffiront à soumettre le pays. Le contraste avec la résistance acharnée de la Guerre de Dix Ans est grand. Tétanisée, la Franche-Comté semble accepter de facto la domination française avec comme seul et maigre espoir que la France respecte ses franchises.
Mais les Français savent déjà que la province servira de monnaie d’échange avec d’autres places. Ils pillent et désarment le pays, rasent les forteresses et posent les fondations de la Citadelle de Besançon. Pour défendre la future capitale bien sûr, mais aussi et surtout pour la tenir en respect. Quelques mois plus tard, la situation est officialisée par le Traité d’Aix-la-Chapelle: la France abandonne la Franche-Comté qui retourne à l’Espagne.
Le pays est alors totalement désorganisé. Des émeutes, parfois meurtrières, éclatent dans les principales villes: le peuple accuse ses parlementaires d’avoir livré la province aux Français. Quant à l’Espagne, furieuse que la Franche-Comté ne se soit pas défendue, elle nommera dès lors uniquement des non-Comtois au poste de gouverneur.
Ceux-ci se montrent autoritaires et exigeants: ils se doutent du retour imminent des Français et s’évertuent à force d’impôts de relever les fortifications. Exalté par le clergé, le peuple attend l’invasion française, prêt à défendre chèrement ses libertés.
En 1673, l’Espagne lance des raids dans le Duché de Bourgogne. Les Français contre attaquent sur le sol comtois, contre attaque repoussée par le peuple. La guerre perdure : deux mois plus tard, des paysans refusant de se rendre à Arcey seront brulés vifs dans le clocher où ils s’étaient réfugiés. L’évènement ravive de plus belle le sentiment anti-français : une garnison est massacrée en représailles tandis que les embuscades s’intensifient.
Mais les cités comtoises – la plupart du temps mal fortifiées – tombent les unes après les autres malgré des combats héroïques mais désespérés. A Besançon, des potences sont dressées, destinées aux traîtres à la patrie. Les Bisontins manquent de peu de tuer Louis XIV, venu en personne assister au siège.
Malgré leur ténacité, la lutte des partisans – les loups des bois – ne suffit pas à sauver la province.
Le troisième siège de Dole durera trois jours du 6 juin 1674 au 9 juin 1674 quand la ville tombe aux mains de Louis XIV. Les habitants de Faucogney, l’une des dernières places fortes à tenir, seront passés par le fil de l’épée après plusieurs jours d’âpres combats. Toutes les villes sont tombées, mais la résistance ne s’arrête pas là: après 10 mois de combats, les Comtois refusent toujours de se rallier à la France.
En 1678, le Traité de Nimègue annexe la Franche-Comté à la France, définitivement cette fois ci. Les résistants s’exilent dans un vain espoir d’un retour à l’Espagne qui ne viendra pas malgré quelques espoirs. Les partisans comtois demandent aux leurs une dernière recommandation post mortem: celle d’être enterré face contre terre par opposition au soleil de Louis XIV et afin de ne pas voir les Français fouler leur terre.
La Franche-Comté devenue française, Dole paie sa résistance : son Parlement est déplacé à Besançon, nouvelle capitale de la Province, avant d’être dissout. L’hôtel de la Monnaie disparaîtra et l’Université doloise est transférée dans la nouvelle capitale régionale française.
« Vesontine Sequanisque bis captis et fractis » : « Besançon et les Comtois deux fois combattus et brisés ».
Ces quelques mots gravés sur la Porte Saint-Martin à Paris, rappelle à la France intra muros que l’antique nation est désormais sienne.
En Franche-Comté toutefois, les dernières résistances subsistent encore pendant quelques décennies. Quelquefois, des soldats isolés disparaissent sans laisser de trace ; des complots tentant de faciliter l’entrée des impériaux dans la province ou de soulever la population échouent. Les intendants nommés par le roi pour administrer la province sont détestés, parfois menacés physiquement. Voltaire explique cet attachement à l’Espagne par ces mots:
Peu à peu, sous les coups des répressions et du passage du temps, le rêve de l’ autonomie comtoise – celui d’un peuple aux lois et aux libertés respectées – disparaîtra et laissera la place aux valeurs de la République.
CONCLUSION
La médiation est représentée par un triangle : le médiateur et les deux personnes en questionnement et en recherche ou les co-médiateurs et les deux personnes, ou avec deux groupes de personnes, etc… Bref, toujours avec des personnes en questionnement et en recherche.
Ce triangle pourrait être placé dans le cercle de la cité idéale : le cadre, la philosophie et la déontologie de la médiation familiale : confidentialité (qui peut la garantir au-delà de celle des médiateurs ?) ; neutralité (notion utopiste par excellence) ; indépendance (qui garantit l’indépendance du médiateur ? Et comment ?) ; sans prise de position (sauf au regard de la Loi, sauf dans le cadre de la protection de l’enfance, sauf si le médiateur décide d’interrompre le processus de médiation, hormis la médiation transformative, qui impose le cadre sinon le médiateur ?…) ; médiateur, personne qualifiée (tant que la profession n’est pas protégée, tant que le diplôme n’est pas rendu obligatoire pour tous les médiateurs, qui peut garantir cette qualification ?)
Aujourd’hui la Cité idéale ne va-t-elle pas disparaître pour laisser dans le vide un pauvre triangle de régulation sociale ?
NOUS SOMMES UTOPISTES ET NOUS NOUS ENGAGEONS POUR UNE CERTAINE IDÉOLOGIE DE LA MÉDIATION ET DES MÉDIATIONS FAMILIALES : VÉRITABLE INDÉPENDANCE (Institutionnelle, politique, salariale,…) ; CRÉATION D’UN ORDRE PROFESSIONNEL POUR GARANTIR LA QUALIFICATION ; NE PLUS SUBVENTIONNER DE SERVICES MAIS SUBVENTIONNER DIRECTEMENT LES PERSONNES QUI DÉSIRENT RECOURIR À LA MÉDIATION SUR UNE BASE DÉCENTE DE TARIFICATION ; FAVORISER LES ÉCHANGES INTERNATIONAUX POUR PERMETTRE UNE DÉONTOLOGIE ADAPTÉE À CHAQUE PAYS, À CHAQUE CONTEXTE, EN SE RÉFÉRANT À LA DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME ET EN ADMETTANT PAR LÀ-MÊME LES LIMITES DE LA MÉDIATION ET LA NÉCESSITÉ MALHEUREUSE PARFOIS DE LA GUERRE.
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