Siège Social : 9, Rue Jantet F-39100 DOLE
+33 683 831 476

APP / Supervision

L’Analyse des Pratiques Professionnelles contribue à travailler en groupe l’identité de tout professionnel qui souhaite améliorer sa pratique et ce quelque-soit son champ d’intervention.

LA TARIFICATION DE L’ANALYSE DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES SE FAIT SUR DEVIS OU ENTENTE PRÉALABLE EN FONCTION DE LA DEMANDE, DU GROUPE, DE LA PRISE EN CHARGE ; SÉANCES DE 3 À 6 HEURES RÉPARTIES SUR UNE ANNÉE AVEC UN MINIMUM DE 4 SÉANCES.

Renseignement et devis : secretariat@amorifeinternational.com & +33 683 831 476

La Supervision Professionnelle est une démarche individuelle ou collective qui permet de réfléchir et travailler essentiellement sur les résonances personnelles et intimes liées aux pratiques professionnelles.

LA SUPERVISION SE PAIE PAR AVANCE OU EN DÉBUT D’ENTRETIEN. SÉANCE DE 45 MINUTES À DEUX HEURES MAXIMUM. 

EN QUOI CONSISTE l’ANALYSE DE LA PRATIQUE PROFESSIONNELLE ? (Source GRRAI, Groupe de Recherches et de Réflexions d’AMORIFE International) 

Dans le protocole d’Analyse des Pratiques Professionnelles que nous essayons de pratiquer, protocole dit « Balint enseignant » ou « Soutien au Soutien », et auquel nous associons la systémie si nécessaire, il y a trois temps principaux dans la démarche :

1/ LE TEMPS DE LA NARRATION, c’est le temps de l’exaspération au sens de l’irritation. Le dire de la défaite narcissique et professionnelle.

2/ LE TEMPS DE L’INTELLIGIBILITÉ, c’est le temps des résonances et des hypothèses sur la « défaite » qui fait objet dans le premier temps avec un détour sur la démarche conceptuelle et un travail sur l’intelligibilité : les codes, les processus, les concepts, les sens…

3/ LE TEMPS DU MODIFIABLE, c’est le temps de la recherche, des possibles et des pistes de solutions.

Préambule sur l’origine (source Wikipédia) :
Michael Balint — de son vrai nom « Mihály Bergsmann » (le nom « Bálint », adopté en 1920-1921, fut plus tard anglicisé en « Balint ») — est un psychiatre et psychanalyste d’origine hongroise, né le 3 décembre 1896 à Budapest, et mort en Angleterre le 31 décembre 1970.
Il a été influencé par Sándor Ferenczi à Budapest, puis par Karl Abraham à Berlin, où il a exercé à l’Institut psychanalytique de Berlin et s’est lié avec Mélanie Klein.
Après son séjour à Berlin et son retour à Budapest, il reprend sa psychanalyse avec Ferenczi. Il y dirige la policlinique de psychothérapie.
En Grande-Bretagne, il est devenu l’un des plus importants parmi les membres du Middle Group anglais (avec Donald Winnicott). Il décède en Angleterre en 1970 d’une crise cardiaque.
C’est aux idées profondément originales de Michael Bálint, dans son exercice et sa pratique du travail psychanalytique, que l’on doit la création des « groupes Balint » : outils importants de supervision et de réflexion sur la relation médecin-malade – et, par extension, de régulation chez tous les professionnels de santé et professionnels de la relation. Les groupes Balint ont été à l’origine du courant des groupes d’analyse des pratiques que l’on trouve aujourd’hui dans le monde de la santé, de l’éducation, du travail social et de la formation des adultes.

En parallèle, en systémie on peut isoler des éléments fondateurs en distinguant leur façon d’aborder ce qui est analysé. Comme par exemple :

  • Les principes internes qui constituent et le délimitent. C’est le domaine du structuralisme mis en lumière par Ferdinand de Saussure dans la linguistique entre 1906 et 1911 dans son « Cours de linguistique générale ».
  • L’information véhiculée dans les échanges. C’est ce à quoi s’attache exclusivement la cybernétique comme elle est présentée par Norbert Wiener en 1948.
  • Les rapports entre tous les niveaux d’organisation. C’est notamment la General System Theory de Bertalanffi qui le représente au travers de la Biologie en 1968.

Ces trois embranchements sont reconnus, mais on pourrait en dénombrer d’autres, et chacune de ces branches s’est développée indépendamment des autres et en interactions avec les autres. Le cycle des conférences de Macy de 1942 à 1953 est connu comme un point de jonction particulièrement important dans la réunion de ces principes interdisciplinaires, mais les interpénétrations des différentes écoles de pensée se sont faites dans la durée. C’est le travail de Bertalanffi, qui en présente une globalité, qui est généralement considéré comme l’origine de la systémique comme discipline à part entière. Son influence sur les travaux de Grégory Bateson et donc sur l’apparition des notions de double-contrainte et d’analyse systémique au sens thérapeutique utilisées par exemple par Paul Watzlawick.

LA SYSTÉMIE

Qu’est-ce que la systémie ?

La systémie se développe à partir d’une idée scientifique : la prise de conscience que lorsque des éléments forment un système et que celui-ci fonctionne, il y a de fait toute une série de règles qui s’installent.

De manière générale, la plupart des systèmes vivants ont comme caractéristique fondamentale de tenter à se survivre. Donc, c’est en comprenant comment le système fonctionne dans sa globalité que l’on peut comprendre la place d’un élément particulier. Sur le terrain du travail social, le problème d’un individu ne se réduit pas à ce que l’individu vit à l’intérieur de lui. Dans les perceptions de l’approche systémique, le problème d’un individu est nécessairement lié au contexte, au système dont l’individu fait partie.

A la différence de la pensée traditionnelle, le symptôme n’est plus vu comme quelque chose à supprimer mais comme quelque chose à observer. Si on s’inquiète de ses effets, il nous dit combien, même s’il crée de la souffrance, il y a la recherche d’un équilibre, il y a la recherche d’un statu quo, il y a la recherche de quelque chose de strictement nécessaire au système.

Comment l’appliquer au sein d’une entreprise ?

Elle est basée sur l’étude du fonctionnement relationnel des systèmes.
Un système est un ensemble d’objets en interaction ; on considère que le tout est plus important que la somme des parties : c’est-à-dire que 1+1 ne fait pas 2 mais 3 (1+1+ la relation entre les 2).

Tout système a une tendance à l’homéostasie (favorise l’équilibre en diminuant les différences et en évitant les changements) mais est capable de transformation (favorise le changement et augmente les différences) pour une meilleure adaptation à la vie. Par exemple, dans une entreprise, si un élément change, l’ensemble du système change, une crise survient, la déstabilisation ressentie peut provoquer des symptômes. Ces symptômes (difficultés relationnelles, baisse de la motivation, …) expriment la souffrance du système, sa remise en question. Il est fort probable qu’ils aient pour fonction de maintenir le fonctionnement du système comme il est.

Qu’est-ce que l’approche systémique ?

Un savoir-être, à la fois, en tant que comportement de la personne qui agit pour penser le système, que du comportement du système lui-même, que du comportement à mettre en œuvre par les acteurs qui veulent mettre en œuvre ce « nouveau savoir-penser », cette nouvelle façon de se représenter un système. Le savoir-être se situe essentiellement dans un nouveau regard porté sur les systèmes humains. Ce savoir-être consiste à appréhender les composants fondamentaux du référentiel d’accès à la complexité. Il ne s’agit pas de comprendre en analysant chaque partie du système, mais bien d’avoir une vision globale des sous-systèmes appartenant au système à considérer et de leurs interactions récurrentes.

POURQUOI L’ANALYSE DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES ?

Parce-que tout simplement, l’analyse des pratiques professionnelles est un travail sur le « ratage » de la praxis (la praxis c’est la qualité d’une action, c’est l’inflexion ou l’orientation de l’activité elle-même : vivre est une praxis. Ce qui en fait la valeur c’est l’orientation interne du vivre : la qualité de la vie). Nous sommes donc, avec la praxis, dans le champ de l’éthique et c’est une relance de l’action, une réorganisation.

L’analyse des pratiques professionnelles aujourd’hui doit contribuer, par ailleurs, à une résistance impérative. Il nous faut être sensible à l’idéal machinique tout entier structuré autour d’un phantasme ou d’un délire de l’efficacité. Par exemple, concernant la médiation familiale, le modèle managérial aujourd’hui de l’institution (CAF, Services subventionnés, Prestation de service, magistrats,…) peut fragiliser le concept même de médiation qui risque d’être formaté, sous tension, sous contrôle d’un modèle social sans marge, sans créativité. Et si nous n’arrivons pas à échapper à la fabrication de la performance, de l’évaluation constante, d’une méthode liée uniquement aux résultats, nous pouvons, par nous-mêmes, tisser des gestes professionnels, fédérer une pratique professionnelle en exigeant une marge de manoeuvre modifiable, personnalisable, où la créativité retrouve toute sa vertu.

Enfin l’analyse des pratiques professionnelles permet de se forger une identité professionnelle afin de rater mieux, de rater encore mieux, de toujours rater mieux dans l’esprit des métiers impossibles dont fait sans doute partie la médiation familiale avec le soin, le travail social, l’éducation, le politique (Freud, Arendt, Castoriadis).

L’analyse des pratiques professionnelles ouvre la réflexion (la poiésis) et permet de repenser l’action (la praxis).

Dans ces métiers nous serions des professionnels « serviteurs inutiles mais nécessaires ».

LA SUPERVISION

Concernant les personnes qui offrent leurs prestations d’analyseur(e) de pratique professionnelle et superviseur(e) pour la SCIC AMORIFE International, dont certain(e)s ont été formé(e)s et diplômé(e)s par l’ETSUP (Ecole Supérieure de Travail Social) de Montsouris à PARIS 75014, et d’autres auprès de l’IFATC (Institut de Formation et d’Application des Thérapies de Communication) à LYON avec Reynaldo et Liliana PERRONE, il convient de différencier les deux approches :
L’analyse de pratique professionnelle se passe en groupe, elle est déclinée ci-dessus.
La Supervision Professionnelle est une démarche individuelle ou collective qui permet de réfléchir et travailler essentiellement sur les résonances personnelles et/intimes liées aux pratiques professionnelles et les incidences sur l’activité même ou la profession de la personne.
Ce n’est pas un espace thérapeutique, de soin ou d’analyse transactionnelle, il s’agit d’un accompagnement personnalisé en rapport exclusif avec l’activité, professionnelle ou non. La personne se trouve ainsi dans un espace privilégié et confidentiel où la confiance et la sécurité sont garanties. La parole peut être libérée sans risque vis à vis de collègues ou de la hiérarchie et la totalité des résonances peut être abordée sans tabou. Dans certaines situations une orientation pourra être proposée vers un travail thérapeutique ou de soin quelconque en parallèle ou en remplacement de la supervision.

Avec l’accompagnement en supervision professionnelle un travail de coaching professionnel est possible. Toute demande de supervision est soumise à un entretien préalable entre la (ou les) personne(s) et son (sa) superviseur(e) qui aboutira à un contrat ou une convention d’accompagnement entre les personnes. Cet entretien préalable est payant.

AUTEURS CITÉS :

Hannah Arendt, née Johanna Arendt, à Hanovre (14 octobre 1906 – 4 décembre 1975), est une philosophe allemande naturalisée américaine, connue pour ses travaux sur l’activité politique, le totalitarisme et la modernité.
Elle ne se désignait pas elle-même comme « philosophe », mais plutôt d’après sa profession : professeur de théorie politique. Son refus de la philosophie est notamment évoqué dans Condition de l’homme moderne où elle considère que « la majeure partie de la philosophie politique depuis Platon s’interpréterait aisément comme une série d’essais en vue de découvrir les fondements théoriques et les moyens pratiques d’une évasion définitive de la politique. »
Ses ouvrages sur le phénomène totalitaire sont étudiés dans le monde entier et sa pensée politique et philosophique occupe une place importante dans la réflexion contemporaine. Ses livres les plus célèbres sont Les Origines du totalitarisme (1951), Condition de l’homme moderne (1958) et La Crise de la culture (1961). Son livre Eichmann à Jérusalem, publié suite au procès d’Eichmann en 1961, a suscité controverses et polémiques.

Cornelius Castoriadis (Κορνήλιος Καστοριάδης) (11 mars 1922 à Constantinople – 26 décembre 1997 à Paris) est un philosophe, économiste et psychanalyste français d’origine grecque. En 1949, il fonde avec Claude Lefort le groupe Socialisme ou barbarie, d’où sort la revue du même nom et qui est dissous au printemps 1967. Auteur du livre L’institution imaginaire de la société (1975) et des Carrefours du labyrinthe (6 tomes), il consacra une grande part de sa réflexion à la notion d’autonomie, dont il proposa une conceptualisation particulière et qu’il défendit au travers la réélaboration d’un « projet d’autonomie ». Ce dernier constitue un projet de société visant l’autonomie individuelle et collective, soit une démocratie « radicale », qu’il opposait à l’hétéronomie selon lui constitutive des sociétés religieuses et traditionnelles, des régimes capitalistes et encore du régime communiste de l’URSS (qu’il considérait comme un capitalisme centralisé ou capitalisme d’État). Son œuvre témoigne de la variété des champs disciplinaires auxquels il s’intéressa, tel l’épistémologie, l’anthropologie, la politique, l’économie, l’histoire, ou encore la psychanalyse.

Sigmund Freud, né Sigismund Schlomo Freud le 6 mai 1856 à Freiberg, Moravie (Autriche, aujourd’hui Příbor, en République tchèque), et mort le 23 septembre 1939 à Londres (Royaume-Uni), est un médecin neurologue autrichien, pionnier de la psychanalyse.
Médecin viennois, athée d’appartenance juive, Freud fait la rencontre de plusieurs personnalités importantes pour le développement de la psychanalyse, dont il est le principal théoricien. Son amitié avec Wilhelm Fliess, sa collaboration avec Joseph Breuer, l’influence de Jean-Martin Charcot et des théories sur l’hypnose de l’École de la Salpêtrière vont le conduire peu à peu à repenser les processus et instances psychiques, et en premier lieu les concepts d’inconscient, de rêve et de névrose, le tout se traduisant en une technique de thérapie, la cure psychanalytique.
Freud regroupe une génération de psychothérapeutes, qui, peu à peu, élaborent la psychanalyse, d’abord en Autriche, en Suisse, à Berlin, puis à Paris, Londres et aux États-Unis. En dépit des scissions internes et des critiques émanant de certains psychiatres, notamment, et malgré les années de guerre, la psychanalyse s’installe comme une nouvelle discipline des sciences humaines dès 1920. Freud, menacé par le régime nazi, quitte alors Vienne pour s’exiler à Londres, où il meurt en 1939.
La « psycho-analyse », dont le terme apparaît en 1896, repose sur plusieurs hypothèses et concepts élaborés ou repris par Freud. D’abord, l’hypothèse de l’inconscient approfondit la représentation du psychisme. La technique de la cure, dès 1898 et d’abord sous la forme de la méthode cathartique, avec Joseph Breuer, puis le développement de la cure type, est le principal apport de la psychanalyse. Des concepts, comme ceux de refoulement, de censure, de narcissisme, de moi et d’idéal du moi, ou davantage métapsychologiques comme les pulsions, la première topique et la seconde topique, le complexe d’Œdipe ou le complexe de castration, entre autres, vont, peu à peu, développer et complexifier la théorie psychanalytique, à la fois « science de l’inconscient », selon Paul-Laurent Assoun et savoir sur les processus psychiques et thérapeutiques.
Le sociologue Norbert Elias, tout en se distanciant du mouvement des psychanalystes, reconnaît l’avancée de Freud, qui propose, selon lui, « le modèle le plus clair et le plus avancé de la personne humaine ». Le philosophe Paul Ricœur le situe aux côtés de Karl Marx et de Friedrich Nietzsche comme étant l’un des trois grands « maîtres du soupçon », de ceux qui ont induit le doute dans la conception philosophique classique du sujet.

Gregory Bateson (né le 09 mai 1904 à Grantchester, Royaume-Uni– mort le 04 juillet 1980 à San-Francisco) est un anthropologue, psychologue, épistémologue américain influencé par la cybernétique, la théorie des groupes et celle des types logiques, il s’est beaucoup intéressé à la communication (humaine et animale), mais aussi aux fondements de la connaissance des phénomènes humains. Il est à l’origine de ce que l’on appelle l’école de Palo Alto. Ses principaux travaux seront :

  • Concept de la schismogénèse : qui rend compte de la dynamique de l’équilibre social. Conçu lors de l’étude du peuple des Iatmul, à l’aide de la méthode abductive, ce concept introduit une analyse interactionnelle du comportement humain.
  • Hypothèse de la double contrainte (double bind) : appliquée au domaine de la schizophrénie, la thérapie familiale s’en est inspirée.

On considère qu’entre toutes ses contributions, l’eureka batesonien a été l’introduction de la typologie logique de Russel et Whitehead dans les sciences sociales pour dégager les « doubles contraintes » générales qui peuvent se particulariser en psychologie dans sa théorie de la schizophrénie et du phantasme.

Paul Watzlawick, né le 25 juillet 1921 à Villach – Autriche, et mort le 31 mars 2007 à Palo Alto – Californie, est un théoricien dans la théorie de la communication et le constructivisme radical, membre fondateur de l’école de Palo Alto. Psychologue, psychothérapeute et psychanalyste Jungien et sociologue, ses travaux ont porté sur la thérapie familiale et la psychothérapie générale. L’œuvre de Paul Watzlawick comporte deux grandes orientations : l’une théorique et l’autre thérapeutique. Chacun des ouvrages de cet auteur comprend les deux dimensions et sont agrémentés de nombreux exemples issus de nombreux domaines de la connaissance : philosophie, linguistique, histoire de la psychologie, littérature, journalisme, publicité, anecdotes, etc. La dimension théorique comporte quelques postulats : 1- la communication est inévitable entre les humains (« Une logique de la communication ») ; 2 – la réalité est le résultat d’une construction (« La réalité de la réalité ») ; 3 – le cerveau comprend deux hémisphères : le gauche orienté rationalisation et le droit orienté émotion (théorie de l’Asymétrie cérébrale). La dimension thérapeutique vise principalement un changement (voir une résolution) vis-à-vis d’un problème. Il existe deux types de changement : un changement qui n’a pas d’effet thérapeutique (de type 1 : tentative spontanée du sujet qui consiste en un « plus de la même chose ») et un changement qui a un effet thérapeutique appelé méta-changement (de type 2 : construit dans une relation thérapeutique). Les techniques principales pour parvenir à un méta-changement sont :

  1. le recadrage
  2. la prescription du symptôme
  3. la prescription du comportement
  4. le déplacement du symptôme
  5. l’alternative illusoire
  6. l’utilisation de la résistance

Ferdinand de Saussure, né à Genève le 26 novembre 1857 et mort au château de Vufflens-sur-Morges – Canton de Vaud, Suisse – le 22 février 1913, est un linguiste suisse. Reconnu comme fondateur du structuralisme en linguistique, il s’est aussi distingué par ses travaux sur les langues indo-européennes. On estime qu’il a fondé la linguistique moderne et établi les bases de la sémiologie. Dans son « Cours de linguistique générale »(1916), publié après sa mort par ses élèves, il définit certains concepts fondamentaux (distinction entre langage, langue et parole, entre synchronie et diachronie, caractère arbitraire du signe linguistique, etc.) qui inspireront non seulement la linguistique ultérieure mais aussi d’autres secteurs des sciences humaines comme l’ethnologie, l’analyse littéraire, la philosophie et la psychanalyse Lacanienne. La fin ultime de Saussure est de proposer une théorie cohérente du langage, qui sera à même de saisir son objet avec la plus grande rigueur et netteté possibles, en distinguant le phénomène linguistique de tout phénomène connexe. Cela amène Saussure à distinguer le langage des langues. Par langage, Saussure entend la faculté générale de pouvoir s’exprimer au moyen de signes. Cette faculté n’est pas propre aux langages naturels mais elle caractérise toute forme de communication humaine. Par langue, Saussure entend en revanche un ensemble de signes utilisés par une communauté pour communiquer : le français, l’italien ou l’allemand, pour ne citer que quelques exemples. Mais au-delà de cette distinction, Saussure différencie en outre le langage et la parole. La parole est, pour lui, l’utilisation concrète des signes linguistiques dans un contexte précis. Par ce concept de parole, Saussure tente de distinguer l’usage concret du langage du langage lui-même, entendu comme ensemble de signes. Le langage a une dimension diachronique (évolution des signes au cours du temps) et une dimension synchronique (rapports entre les signes à un instant donné). C’est dans l’étude de ce second aspect que de Saussure a particulièrement innové. Selon lui, la perspective diachronique doit être étudiée, certes, mais elle ne permet pas de rendre compte du fait que le langage est un système. Elle prend en effet uniquement en compte les modifications au cours du temps; l’approche synchronique montre, elle, que la signification des signes dépend de la structure de l’ensemble du langage.

Norbert Wiener (né le 26 novembre 1894 à Columbia – Missouri, (Etats-Unis), mort le 18 mars 1964 à Stockolm (Suède) est un mathématicien américain, théoricien et chercheur en mathématiques appliquées, surtout connu comme le père fondateur de la cybernétique. Il fut un pionnier dans l’étude de la stochastique et du bruit, contribuant ainsi par ses travaux à l’électrotechnique, les télécommunications et les systèmes de contrôle. En fondant la cybernétique, Wiener introduit en science la notion de feedback(rétroaction), notion qui a des implications dans les domaines de l’ingénierie, des contrôles de système, l’informatique, la biologie, la psychologie, la philosophie et l’organisation de la société. Après la guerre, traumatisé par l’implication des scientifiques dans les tragédies d’Hiroshima et de Nagasaki d’une part, et par Auschwitz d’autre part, il se transforma en apôtre d’une nouvelle religion laïque : l’utopie de la communication : il proposait une nouvelle vision du monde, dont l’information et la communication étaient les éléments fondamentaux. De fait, on lit dans des lettres de Wiener d’octobre 1945 qu’il hésitait à abandonner la recherche scientifique, faute de pouvoir contrôler les usages qui en étaient faits.

Karl Ludwig von Bertalanffy (né le 19 septembre 1901 à Atzsgersdorf – Vienne (Autriche), mort le 12 juin 1972 à Buffalo – New-York (Etats-Unis) était un biologiste d’origine autrichienne connu comme le fondateur de la Théorie systémique grâce à son ouvrage « General System Theory ». Ludwig von Bertalanffy a présenté, dès 1937, le concept de système ouvert qui évoluera petit à petit vers la Théorie générale des systèmes (General System Theory) : « […] Le but de cette théorie générale était de dégager des principes explicatifs de l’univers considéré comme système à l’aide desquels on pourrait modéliser la réalité. Bertalanffy proclamait alors : « …il y a des systèmes partout ». Ceci revient à dire que l’on peut observer et reconnaître partout des objets possédant les caractéristiques de systèmes. Des totalités dont les éléments, en interaction dynamique, constituent des ensembles qui ne peuvent être réduits à la somme de leurs parties. Il se dégage une vision stupéfiante : la perspective d’une conception unitaire du monde jusque là insoupçonnée. Que l’on ait affaire aux objets inanimés, aux organismes, aux processus mentaux ou aux groupes sociaux, partout des principes généraux semblables émergent.

Les conférences Macy, organisées à New-York par la Fondation Macy à l’initiative du neurologue Warren McCulloch, réunirent à intervalles réguliers, de 1942 à 1953, un groupe interdisciplinaire de mathématiciens, logiciens, anthropologues, psychologues et économistes qui s’étaient donné pour objectif d’édifier une science générale du fonctionnement de l’esprit. Elles furent notamment à l’origine du courant cybernétique, des sciences cognitives et des sciences de l’information.

L’École de Palo Alto est un courant de pensée et de recherche ayant pris le nom de la ville de Palo Alto en Californie, à partir du début des années 1950. On le cite en psychologie et psychosociologie ainsi qu’en sciences de l’information et de la communication. Ce courant est notamment à l’origine de la thérapie familiale et de la thérapie brève. Parmi ses principaux fondateurs on trouve Gregory Bateson, Donald D.Jackson, John Weakland, Jay Haley, Richard Fisch, William Fry et Paul Watzlawick.

En 1952 l’anthropologue Gregory Bateson obtient le financement de la Fondation Rockfeller pour une étude du « paradoxe de l’abstraction dans la communication ». Bateson réunit une équipe au sein du Veterans Administration Hospital de Palo Alto, composée de l’étudiant en communication Jay Haley, de l’étudiant en psychiatrie William Fry et de l’anthropologue John Weakland. L’équipe s’intéresse notamment à l’humour, au Zen et à l’hypnose (nombreuses rencontres avec Milton Erickson).

Bateson est fortement influencé par le courant cybernétique, né des Conférences Macy auxquelles il participe. Les principaux successeurs de l’équipe de Palo Alto sont le Centre de Thérapie familiale de Milan fondé en 1981 par Gianfranco Cecchin et Luigi Boscolo, le Brief Family Therapy Center de Milwaukee, fondé en 1978 par Steve de Shazer et Insoo Kim Berg, le Centre de Thérapie Stratégique d’Arezzo, dirigé par Giorgio Nardone, l’Institut Gregory Bateson de Liège, fondé par Jean-Jacques Wittezaele et Teresa Garcia en 1987 et CIRCÉ « Centre d’Intervention et de Recherche sur le Changement et l’Évolution des systèmes humains » fondé en 2008 à Paris par Teresa Garcia.

———————————————

Qu’est-ce que la Psychanalyse ? Quelle guerre entre Anna Freud et Mélanie Klein ? Voici un extrait du livre de Dominique Bourdin : extrait-du-livre-de-dominique-bourdin

LA SÉANCE D’ANALYSE DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES NE PEUT ÊTRE INFÉRIEURE À TROIS HEURES POUR UN DÉLAI D’UN MOIS OU PLUS, LE NOMBRE ET LA DURÉE DES SÉANCES ÉTANT DÉFINIS ENTRE LE GROUPE DEMANDEUR ET L’ACCOMPAGNATEUR (TRICE).
ÉTUDES PERSONNALISÉES ET DEVIS SUR DEMANDE : +33 683 831 476 & secretariat@amorifeinternational.com